Un moki ?

Mais… qu’est-ce qu’un moki ?

Pour présenter le moki, il faut commencer par découvrir son « grand frère », le haïku .  Ce dernier est une forme de poésie d’origine japonaise, relativement ancienne (quelques centaines d’années) et découvert en Occident que depuis le début du 20e siècle. Sa forme et son sujet sont codifiés de façon très stricte. Wikipédia le décrit comme un petit poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses. Il comporte traditionnellement 17 mores (un découpage des sons plus fin que les syllabes) en trois segments 5-7-5. Le haïku doit donner une notion de saison (le kigo) et doit comporter une césure (le kireji).

Un haïku

Sous la pluie d’été
Raccourcissent
Les pattes du héron.

Matsuo Bashõ

 

Si le haïku n’indique ni saison, ni moment particulier, on l’appellera un moki ! Et le petit frère peut se permettre de transgresser très légèrement les règles rigides du haïku !

Du moki et de l’image est né notre Mokimage !

Les mots se forment
L’image émerge
L’instant  n’est plus.

MF

 

Des exemples de Haiku

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